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Cameroun : le président Paul Biya de retour après plus de deux mois d'absence
Le président du Cameroun, Paul Biya, est rentré à Yaoundé après 74 jours passés à l'étranger, suscitant des spéculations sur son état de santé.

Le président du Cameroun, Paul Biya, est revenu à Yaoundé jeudi soir, mettant fin à une absence de 74 jours qui avait suscité des préoccupations concernant sa santé. Son séjour à l'étranger, qui a duré plus de deux mois, a également ravivé des débats sur l'inertie institutionnelle au sein de l'État.
Well que la présidence n'ait fait aucune annonce officielle concernant son retour, plusieurs sources avaient déjà indiqué que le chef de l'État rentrait du côté de Genève, en Suisse, cette semaine. Les préparatifs pour son retour se sont intensifiés dans les heures précédant son atterrissage à Yaoundé.
Paul Biya, âgé de 93 ans, préside le Cameroun depuis 1982 et est considéré comme l'un des plus anciens dirigeants au monde. Sa longue absence a alimenté des spéculations dans le pays sur sa capacité à exercer ses fonctions de président et à diriger le pays efficacement.

Des journalistes de l'Agence France-Presse ont confirmé son arrivée à l'aéroport de Yaoundé, où il a été accueilli par des membres du gouvernement et une foule de partisans. Malgré l'absence d'annonces officielles, son retour avait été anticipé par divers médias cette semaine.
Au cours des derniers mois, le président Biya a souvent séjourné en Suisse pour des raisons qui n'ont pas toujours été clairement communiquées au public. Toutefois, son retour au pays après une si longue absence ainsi que les spéculations sur son état de santé ont suscité un vif intérêt au sein de la population camerounaise.
La santé du président Biya et ses séjours fréquents à l'étranger ont soulevé des interrogations parmi ses critiques, qui questionnent sa capacité à mener le pays, alors que le Cameroun fait face à des défis internes, notamment sur le plan de la sécurité et de la gouvernance. Ces incertitudes sur sa santé et son leadership continuent d'alimenter le débat public au Cameroun.