International
Les États-Unis sanctionnent Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale
Washington a imposé des sanctions contre Tomoko Akane, renforçant son offensive contre la CPI, accusée d'être politisée.
Les États-Unis ont annoncé le 18 août 2026 des sanctions contre Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que contre le substitut du procureur Abdoulaye Seye. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une offensive diplomatique contre la CPI, que Washington accuse d'être « politisée » et « corrompue » selon plusieurs sources, y compris Le Temps et Radio-Canada.
Washington a lancé une campagne diplomatique le 13 juillet pour inciter les États membres de la CPI à s'en retirer. La réaction américaine intervient alors que deux pays, le Venezuela et le Tchad, ont déjà suivi cet appel. Une partie de cette offensive a également ciblé des enquêtes de la CPI concernant Israël, ce qui a exacerbé les tensions entre les États-Unis et cette institution judiciaire.
Le gouvernement japonais a exprimé son regret face aux sanctions imposées à Tomoko Akane, considérant la mesure comme « très regrettable ». Les États-Unis ont accusé Akane d'avoir participé à des efforts visant à enquêter sur des responsables refusant la compétence de la CPI, comme le rapporte Le Monde.
La CPI a réagi en dénonçant les sanctions américaines, affirmant qu'elles sapent l'État de droit. Dans le contexte de cette escalade, Washington continue à maintenir sa position contre la juridiction de La Haye, qui a déjà vu plusieurs de ses membres faire face à des pressions.
Les sanctions interdisent notamment à Akane et à plusieurs autres magistrats d'entrer sur le territoire américain. Cette décision a été saluée par certains médias américains qui décrivent la CPI comme une institution dont la crédibilité est mise en question par la politique extérieure de Washington.
Le climat diplomatique entre les États-Unis et la CPI reste tendu, avec des positions fermement ancrées de part et d'autre. Les États-Unis, qui ne sont pas signataires du traité instituant la CPI, poursuivent leur stratégie de pression sur les nations et sur l'institution elle-même. Les prochains développements sur cette situation seront suivis de près par la communauté internationale.