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Lula et Flávio Bolsonaro s'affrontent lors d'un débat marqué par des accusations de corruption
À une semaine des élections, Lula et Flávio Bolsonaro échangent des attaques sur la corruption et leurs programmes respectifs lors d'un débat.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva (PT) et le sénateur Flávio Bolsonaro (PL-RJ) se sont affrontés dimanche 18 octobre lors de leur premier débat en personne, à une semaine du second tour des élections présidentielles au Brésil. Ce débat, organisé par le Grupo Bandeirantes, était le premier entre les deux candidats durant cette campagne électorale et s'est centré sur divers sujets, dont l'économie, la sécurité publique et la corruption.
Le président Lula a lancé des accusations à l'encontre de son rival en le liant à des dirigeants internationaux tels que le président américain Donald Trump et l'Argentin Javier Milei. En réponse, Flávio Bolsonaro a riposté en mentionnant le président nicaraguayen Daniel Ortega et l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, dans une tentative également de discréditer le président brésilien actuel.
Les deux candidats ont échangé des accusations relatives à la corruption impliquant leurs familles, ce qui a intensifié le ton du débat. Lula et Bolsonaro ont discuté des enquêtes passées et en cours affectant leurs entourages familiaux, utilisant ces cas comme exemples du manque d'intégrité de leurs adversaires.

Un sondage de Datafolha publié quelques jours avant le débat montrait une situation de match technique entre les candidats, attribuant au sénateur 51 % des intentions de vote contre 49 % pour le président. Ces chiffres suggèrent que la campagne a été très disputée, surtout après que le gouvernement de Lula a annoncé une augmentation du programme Bolsa Família, ce qui a eu un impact positif sur sa popularité parmi les bénéficiaires de ce programme social.
Lors de cet affrontement, les questions de sécurité ont également été un point central, chaque candidat défendant sa stratégie pour lutter contre le crime organisé. Les discours comprenaient des visions divergentes sur la manière de combattre l'insécurité dans le pays, ce qui résonne avec la population préoccupée par ces enjeux.
Le débat s'est tenu un jour où les deux candidats avaient mobilisé leurs partisans pour générer du soutien. L'atmosphère tendue et les accusations ont été des caractéristiques principales de cet échange, qui devrait influencer le comportement des électeurs à l'approche du second tour prévu le 25 octobre.