Sciences & Tech
Alex Karp met en garde la France sur sa souveraineté numérique
Le patron de Palantir, Alex Karp, estime que la France risque de se nuire avec sa souveraineté numérique en trompe-l’œil, après la décision d'arrêter l'utilisation de ses services.

Alex Karp, le PDG de Palantir, a exprimé des réserves concernant la décision de la France de se passer des services de sa société, principalement utilisés pour le renseignement intérieur. Lors d'une déclaration faite le 2 septembre, il a averti que cette orientation pourrait mener à des conséquences négatives pour le pays.
Cette réaction fait suite à l'annonce faite en juin par le gouvernement français, mené par le premier ministre Sébastien Lecornu, qui a décidé de remplacer le logiciel d'analyse de données de Palantir. Ce logiciel avait été utilisé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis 2016 pour ses opérations.
Le gouvernement a promis de développer une « autonomie stratégique » qui l’amène à considérer d'autres solutions, notamment le logiciel de l'entreprise française ChapsVision. Cette décision vise à renforcer la souveraineté numérique du pays.

Karp a qualifié cette volonté de souveraineté en trompe-l’œil, soulignant que se détourner de Palantir pourrait nuire à l'efficacité des services de renseignement français.
Il est à noter que la controverse autour de cette décision souligne des tensions entre l'innovation technologique et les préoccupations de sécurité nationale dans un contexte global de compétitivité technologique.
Les réactions futures des acteurs du secteur technologique, ainsi que de la communauté de la sécurité, pourraient façonner la direction stratégique des choix numériques de la France.